Le goût sucré des souvenirs – Beate Teresa Hanika

Par ce beau temps, je viens vous parler d’une lecture tout en poésie. Parfaite pour profiter des premiers rayons du soleil. Ou comme moi rester éveillée tard dans la nuit pour ne pas abandonner les personnages.


“Je voudrais te raconter une histoire. Je sais qu’elles sont passées de mode. Je n’en ai pas entendu depuis la fin du siècle au moins. A part celle-là. Elle parle d’amour et de liberté ; et il n’en faut pas plus pour faire une belle histoire.”

Le goût sucré des souvenir a été une lecture doudou mais qui aborde de belles problématiques comme la solitude, un certain complexe du survivant,la tolérance, le pardon.

Elisabetta Shapiro, dite le gnome, va nous entraîner dans une valse de souvenirs. A quatre-vingt ans, elle vit seule dans la demeure familiale. Là où elle a grandit avec ses deux soeurs. De son enfance, elle conserve des pots de confiture d’abricots. Tous datés de l’année de leur fabrication par sa mère ou par elle. Et par la confiture, Elisabetta se souvient de son enfance heureuse, de la montée du nazisme, de l’arrestation de sa famille, de la perte.
Pola, une jeune danseuse allemande, emménage chez elle et va venir perturber ses habitudes. Et la jeune fille a également ses propres démons.
Malgré leurs différences, les deux femmes se rapprochent et nouent des liens plus forts qu’elles ne l’auraient imaginées.

La lecture est plaisante. L’évasion est totale. Pendant un chapitre, on suit tantôt Elisabetta ou tantôt Pola. Passé et présent se mélangent sans que la lecture ne soit gênée. Le rythme est vite pris. Il se passe tout le temps quelque chose et je n’ai pas ressenti de longueurs dans ma lecture.


Les sentiments sont justes. On s’attache de suite aux deux femmes.
L’histoire d’Elisabetta m’a émue. Le lien avec ses sœurs qu’elle jalouse, avec sa mère chantante. La façon dont l’autrice sa solitude, sa culpabilité est touchante. Les souvenirs intimement attachés à la confiture m’ont fait sourire.
La connexion entre la vielle dame et la jeune danseuse est également bien menée. De la méfiance envers cette allemande blonde naît quelque chose de fort.

Cependant, je poserais un petit bémol pour la fin. Trop courte, peut être un peu trop prévisible. Mais Elisabetta nous a prévenu dès les premières lignes, il s’agit d’une bonne histoire.

Je vous conseille donc avec entrain de petit bijou. Il vaut vraiment le coup !

Le gout sucré des souvenirs de Beate Teresa Hanika édité aux éditions Les Escales en 2018

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