Coin Lecture

Toutes blessent, la dernière tue de Karine GIEBEL

« Maman disait de moi que j’étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais…
Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…
Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…
Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.
Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?
Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte. »

Depuis des mois, j’ai vu passer ce roman sur tous les groupes de lecture où je peux être inscrite. Et les avis étaient unanimes : une claque, un magnifique thriller. Généralement, quand je n’ai pas lu le livre, je ne vais pas plus loin dans les avis et chroniques. De peur de me faire spoiler.

Sauf que voilà, la petite pépite n’était pas disponible dans ma médiathèque et que j’aime moyennement acheter des brochés. Mon portefeuille n’aime jamais vraiment ça. Alors quand j’ai vu sa sortie en poche, j’ai sauté sur l’occasion. Et comme par une heureuse conjoncture, je venais de finir le tome 2 des sœurs Carmines, je me suis lancée dans la lecture.

Deux petits jours. C’est ce qu’il m’aura fallu pour avaler les 800 pages (un mois pour le chroniquer par contre, le retard s’accumule …). C’est le premier roman de Karine Giébel que je lis. Et je ne regrette absolument pas cette attente et cette découverte.

Le roman retrace l’histoire de Tama, petite fille vendue par son père à une famille française. Contre une promesse d’éducation et de vie meilleure, elle devra juste exécuter quelques petites besognes. Mais l’éducation et la vie meilleure ne sont que des leurres. Tama devient une esclave moderne. Auprès d’une famille aisée, dans la banlieue pauvre, ça vie devient un véritable cauchemar éveillé.

En parallèle, nous suivons Gabriel, véritable ermite rongé par ses démons.

Le rythme apposé dans le roman est intense. La plume est noire, efficace. Une véritable empathie s’installe pour Tama et pour Gabriel. Certains passages sont très durs. L’horreur nous frappe de plein fouet.

Toutes blessent, la dernière tue est une véritable claque. Mon dernier coup de cœur de 2019.

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